
Furtivement, deux pâles poignées s'enserrent.
Autour, tout n'est que givre. Tu ne devais pas écrire, tu ne devrais pas écrire, cela n'existe pas, pas comme tu le vois !
Les flocons caracolent, et le frimas est exaltant. Eclat d'azur sous un ciel de marbre.
Les doigts, translucides, s'imprègnent de la blancheur alentour. Y a t-il une vérité dans le nattage subreptice de deux mains amies ? Tu ne devrais pas même y penser, oh grands dieux, fêle donc cet onirisme débridé..
Il faut briser le contact tactile, sans quoi, ses engelures fissureront encore. Rien n'existe, rien n'existe ici...persuade-toi de cela.
La touche, éthéréenne ne ressemble pas même une étreinte. C'est impossible, impalpable, oublie donc !
Pourquoi toujours tout figer ? Les brisures nous acclament, ton azur est salvateur.
Baigne ma main dans la tienne.
Je veux bien me noyer, pourvu que nous ne jouions pas à nous transir. Transition, et c'est en toi qu'il faut te taire, romps maintenant le fil de tes digressions. Retourne à la philosophie, et n'y pense plus. Ou tu gèleras avant l'heure.
Pourquoi toujours tout figer ? Les brisures nous acclament, ton azur est salvateur.
Baigne ma main dans la tienne.
Je veux bien me noyer, pourvu que nous ne jouions pas à nous transir. Transition, et c'est en toi qu'il faut te taire, romps maintenant le fil de tes digressions. Retourne à la philosophie, et n'y pense plus. Ou tu gèleras avant l'heure.