11 févr. 2010

Cara lumina conde manu.



Furtivement, deux pâles poignées s'enserrent.
Autour, tout n'est que givre.
Tu ne devais pas écrire, tu ne devrais pas écrire, cela n'existe pas, pas comme tu le vois !
Les flocons caracolent, et le frimas est exaltant. Eclat d'azur sous un ciel de marbre.
Les doigts, translucides, s'imprègnent de la blancheur alentour. Y a t-il une vérité dans le nattage subreptice de deux mains amies ?
Tu ne devrais pas même y penser, oh grands dieux, fêle donc cet onirisme débridé..
Il faut briser le contact tactile, sans quoi, ses engelures fissureront encore.
Rien n'existe, rien n'existe ici...persuade-toi de cela.
La touche, éthéréenne ne ressemble pas même une étreinte. C'est impossible, impalpable, oublie donc !
Pourquoi toujours tout figer ? Les brisures nous acclament, ton azur est salvateur.
Baigne ma main dans la tienne.
Je veux bien me noyer, pourvu que nous ne jouions pas à nous transir. Transition, et c'est en toi qu'il faut te taire, romps maintenant le fil de tes digressions. Retourne à la philosophie, et n'y pense plus. Ou tu gèleras avant l'heure.