28 mai 2010

Rouge.



Cette année a été plus riche que toutes les autres, plus éclectique encore, de joie et de peine, de surprises et d’accomplissements, de choix et de réalisations. Il y a eu des combats comme il y a eu des instants de grâce, chacun seront inoubliables. La joie l’emporte sur l’amertume car j’assume tout, ne regrette rien et emporte sur mon passage la mémoire de ce qui m’a fait défaut, et de ce qui m’a tout simplement fait.

26 mai 2010

Elfique.



Tête nue, sans défense, sans paroi, sans crainte, sans médiation. Être.
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19 mai 2010

Volcanique.



Je voudrais m'endormir. Je suis si fatiguée, mon corps est silourd, mes membres plombants, mes paupières apesanties. Le monde est gris ce soir. Du plomb lumineux. J'attends la fin et le départ. On étouffe, ici.
Je veux rire du temps, m'affranchir des milles feuilles de papier et de l'encre contrainte, je veux dormir et partir loin avec eux, briser la routine et son carcan de verre, fendre les regards emplis de fausseté et m'en aller, m'en aller.
Je voudrais m'endormir. Je suis si fatiguée, si vieille d'avoir résisté tout l'année. Je dois tenir encore, subsister froide et morne, absente de ce milieux scolaire. Mais je ne suis pas ainsi, ce jeu me plombe. Je dois fuir encore toutes ces préoccupations prosaïques, car pourquoi me toucheraient-elles à l'instant même ou elles s'amenuisent ? Je voudrais dormir, rêver, et repartir alors comme chaque jour.

Wrong people in the right place.


Qu'est-ce qui pousse les gens à raconter rumeurs sur rumeurs, à tendre l'oreilles à d'abjectes commérages, et à répéter ce dont ils ignorent tout ? Qu'est-ce qui les pousse à tirer les fils de vieux ragots et à broder par dessus d'autres histoires plus vicieuses, plus perverses encore pour donner lieu à un canevas de mensonges ? Dites-moi, quelle est cette présomption qui les pousse à se croire omniscient, cet effet de groupe qui les entraîne et les exalte jusqu'à ce qu'ils s'acharnent et en rient ? Grands dieux, ils n'en savent rien, ils n'en savent rien. C'est peut-être le mystère qu'ils ne supportent pas. Ils voient une passante qu'ils ne saisiront jamais, alors ils l'attaquent par des pans de son histoire vu sous le prisme de l'inconnu. Ils crèveront dans leur mesquinerie.

13 mai 2010

Murmure.

Bal des cinq sens. Aucun ne sera négligé.
Un ballet tournoyant, une improvisation sauvage.
A vous de jouer. Une autre fois.

Rouge et Bleu.


Trop fragile, fébrile, gracile, gracieux. S'accrocher à la force, l'éternité, l'enfance et la jeunesse, le temps et la tendresse. Tendre la main, tendre la main, détourner l'oppressante panique et les complexes, chasser l'autre passé et tuer les failles.

9 mai 2010

Paradisiaque.


Je l'aurais compris bien assez tard. La simplicité est une noblesse.
Peut-être ne possédais-je pas assez de mots pour pouvoir les épurer, pas assez de matière pour comprendre que la plus simple était la plus forte. J'en faisais toujours trop - c'était une façon d'être, une façon de donner -, de peur de n'en faire pas assez. Plus j'apprendrai, mieux je me porterai d'être riche et simple.
Paisibilité, détachement et réfléxion.

2 mai 2010

"Pluie de lendemain, braises de satin. "


Un autre jour. Un autre jour. Un autre jour. Un autre jour. Un autre jour.

Sunday night blues...

*

Vous bouclerez vos bouches.


L'éternité d'un seul instant vaut bien l'intemporalité de l'attente.
Mais je crains de la retrouver, froide et solitaire, glacée et silencieuse. Elle, dans la torpeur-torture du néant. Elle, dans les regards-fantômes qui ne rencontrent plus personne. Elle, avec la présence-ectoplasme des passants dans les rues mornes et grises d'un été trop cru. Un été qui déborde jusqu'aux autres saisons, qui coule et suinte vers la mort. Je crains qu'elle ne revienne, folle et violente, forte parmi les faibles et triomphante de haine au faîte de la misère. J'ai peur de m'éloigner et qu'elle ne prenne ma place, méprisante et noire, faite de cendres au lieu d'espoir. Elle me tuerait cette fois. Car il n'y aurait plus personne pour luire derrière sa face translucide et sa bouche décolorée. Aucun faciès d'amour derrière l'amour mort. Déraisonnable Frayeur.

1 mai 2010

Belle de mai.








Tentons la photographie... Au coin d'une rue ou d'un passage dérobé, l'oeil se dégage furtivement à la vision directe - est-elle plus lucide ? - des rues parisiennes, se niche derrière le voile opaque d'un objectif amateur et cligne, timidement, jusqu'à tenter d'arracher un bout de paysage ou un fragment d'horizon à ce Paris noir et blanc. Bordant les ruelles en perspective, des bistrots cubiques reflètent quelques diagonales grises de soleil, des réverbères graciles et ferrugineux dentellent le ciel, ou des ponts encore s'arc-boutent gracieusement sur les étendues argentées d'eau figée. L'improvisation photographique est un jeu de couleurs, un jeu de regards. Un simple instané.

Lily of the Valley.


"Une fille normale prendrait le risque de l'appeler tout de suite. Elle lui donnerai rendez-vous à une terrasse pour lui rendre son album et en quelques minutes, et elle saurait si ça vaut le coup de continuer à rêver ou non. Ça s'appelle se confronter à la réalité. Mais ça justement Amélie n'y tient pas du tout..."

- Le fabuleux destin d'Amélie Poulain -