1 mai 2010

Belle de mai.








Tentons la photographie... Au coin d'une rue ou d'un passage dérobé, l'oeil se dégage furtivement à la vision directe - est-elle plus lucide ? - des rues parisiennes, se niche derrière le voile opaque d'un objectif amateur et cligne, timidement, jusqu'à tenter d'arracher un bout de paysage ou un fragment d'horizon à ce Paris noir et blanc. Bordant les ruelles en perspective, des bistrots cubiques reflètent quelques diagonales grises de soleil, des réverbères graciles et ferrugineux dentellent le ciel, ou des ponts encore s'arc-boutent gracieusement sur les étendues argentées d'eau figée. L'improvisation photographique est un jeu de couleurs, un jeu de regards. Un simple instané.