25 févr. 2010

Neige comme avant.




" Je finis par m'endormir sur la question, dans ma nuit à moi,
ce cercueil, tellement j'étais fatigué de marcher et de ne trouver rien. "

L-F Céline
Mais personne, personne ne partage tout ça.

23 févr. 2010

" Mon néant individuel."


Et maintenant ?

Bach. Vivaldi. Dvorak. Vangelis.

Voyage au bout de la nuit - Céline . La chartreuse de Parme - Stendhal . La psychologie des contes de fée - Bettelheim

Munch. Kandinsky. Klein. Et le Louvre en nocturne.

Jouer, jouer, jouer. Les doigts dansent. Un tourbillon de notes, de mots, d'émotions. Un unique souffle - joué pour les absents. Que cet air te parvienne, dans ta solitude. Que cet air te parvienne, toi qui n'entends pas. Il faut toujours jouer pour quelqu'un, pour quelque chose. Quel intérêt, sinon, que de souffler creusement ? Écoute la Chaconne enchanteuse et ses virtuoses envolées de croches carmines, de triolets languissants. Écoute la Partita ; savoir jouer Bach, c'est impossible mais rien ne coûte aux lèvres d'essayer le baiser. La simplicité, c'est le plus compliqué. On en fait trop. La simplicité, c'est la sophistication suprême. Je veux y arriver. Je me défie. J'irai jouer, comme nue dépouillée des broderies mélodiques. Moi, et ma flûte. J'aime Syrinx, aussi. Syrinx ; la nymphe fuyant le dieu accaparant. Elle se cache, prisonnière. Gracile, végétale, libre - ainsi la mélodie. Jouer, jouer, jouer. Y a t-il aussi pareille joie que de jouer à plusieurs ? Un réponse à la flûte est une interrogation au saxophone. Une trompette la reprendra sûrement. La complicité de nos notes éclate. Concert d'amitié. Jouer pour qui, pour quoi, nous verrons bien. Ecoute.

21 févr. 2010

Black Hole


Je prends les auspices dans un ciel brouillé, nervuré, grêlé. Un ciel de plâtre aussi figé que nous.
Je me déteste d'oser chercher dans les décombres de l'avenir.
Rien n'existe, rien n'existe, simplement cette mort prématurée. Néant insignifiant. Ou trop signifiant.
Car j'ose griffer tous les mots pour y trouver un sens, ouvrir tous les regards pour y voir ce qu'il n'y a pas.
Je ferais bien d'anéantir chaque parcelle d'espoir. Sale espérance bourbeuse. C'est que ça donnes la joie de vivre, cette idiotie. Ou le bonheur de crever, en ayant quelque chose auquel penser. Ouais, autant apprécier l'entrave. J'ai l'audace d'attendre encore. Velim Nolim.

17 févr. 2010

GRAY ? BLUE ? GREEN ?

P O E T I Q U E M E N T .
Peut-être qu'on cherche des gens qui nous ressemblent.
Rock the Cashbah ! Rock the Cashbah !

15 févr. 2010

Gnossiennes.



Allez, va crever dans ton berceau d'illusions pauvre petite. Quand tu t'y extirperas, tu verras bien que rien n'existe, rien n'existe, rien n'existe. Ou seulement deux entités croulant sous les superficialités timides car avouons-le, les gens aiment bien ce petit ecueil de mièvreries. Des dentelles. Est-il seulement utile de vous regarder avec un oeil torve et ivre, à force de penser que vous iriez éminemment mal ensemble ? Quel bel ouvrage que cette jalousie - pourtant si rare ! En attendant, je m'en vais tisser des fils de lucidité soyeuse ; elles magnifieront ma chute.

11 févr. 2010

Cara lumina conde manu.



Furtivement, deux pâles poignées s'enserrent.
Autour, tout n'est que givre.
Tu ne devais pas écrire, tu ne devrais pas écrire, cela n'existe pas, pas comme tu le vois !
Les flocons caracolent, et le frimas est exaltant. Eclat d'azur sous un ciel de marbre.
Les doigts, translucides, s'imprègnent de la blancheur alentour. Y a t-il une vérité dans le nattage subreptice de deux mains amies ?
Tu ne devrais pas même y penser, oh grands dieux, fêle donc cet onirisme débridé..
Il faut briser le contact tactile, sans quoi, ses engelures fissureront encore.
Rien n'existe, rien n'existe ici...persuade-toi de cela.
La touche, éthéréenne ne ressemble pas même une étreinte. C'est impossible, impalpable, oublie donc !
Pourquoi toujours tout figer ? Les brisures nous acclament, ton azur est salvateur.
Baigne ma main dans la tienne.
Je veux bien me noyer, pourvu que nous ne jouions pas à nous transir. Transition, et c'est en toi qu'il faut te taire, romps maintenant le fil de tes digressions. Retourne à la philosophie, et n'y pense plus. Ou tu gèleras avant l'heure.

7 févr. 2010

Design your universe.


P l a y e r ?
One, two, three. Les rythmes sont lancinants.

4 févr. 2010

"Parce que mes larmes virent au Bleu."


Sentiment - Songe.

Rien ne sert de pleurer, il faut mourir à point. Bataille.

Qui est cet(te) inconnu qui convoite La place jamais accédée ? Qui est cet intrus(e) qui marche sur vos pas ? Qui est cet ignorant(e) qui vous écrase sans le savoir ? Cette rature que l'on sait regarder, que l'on sait voir, mais qu'a t-elle de plus ? Que fait-elle, à marcher sur vos pas de son pas trop léger, à vous broyer le coeur de son sourire trop factice ? Un jour, votre utopie, votre belle utopie se fissure, et c'est impuissant que vous asistez à ce que l'on nomme la haine viscérale.

Autopsie.


MY heart aches, and a drowsy numbness pains
My sense, as though of hemlock I had drunk,
Or emptied some dull opiate to the drains
One minute past, and Lethe-wards had sunk:
'Tis not through envy of thy happy lot,
But being too happy in thine happiness,
- That thou, light-winged Dryad of the trees,
In some melodious plot
Of beechen green, and shadows numberless,
Singest of summer in full-throated ease.
John Keats.
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Sur tes traits mi-ternes mi-fascinants, je vois le spectre de toutes mes craintes. Personne ne le nieras : nous sommes fascinés par l'inaccessible.
Tu marches dans mes sillons, petites inconnue. Pourtant, c'est sur tes traits en noir et blanc que j'apprends à pleurer en couleur.
Dis-moi que tu n'es que de passage. Dis-moi que tu n'es qu'un cliché qui s'envolera en un rien de temps, une encre qu'on efface immdiatement. Oui, promptement, tu disparais.
Tu ne peux pas prendre cette place !