
Bach. Vivaldi. Dvorak. Vangelis.
Voyage au bout de la nuit - Céline . La chartreuse de Parme - Stendhal . La psychologie des contes de fée - Bettelheim
Munch. Kandinsky. Klein. Et le Louvre en nocturne.
Jouer, jouer, jouer. Les doigts dansent. Un tourbillon de notes, de mots, d'émotions. Un unique souffle - joué pour les absents. Que cet air te parvienne, dans ta solitude. Que cet air te parvienne, toi qui n'entends pas. Il faut toujours jouer pour quelqu'un, pour quelque chose. Quel intérêt, sinon, que de souffler creusement ? Écoute la Chaconne enchanteuse et ses virtuoses envolées de croches carmines, de triolets languissants. Écoute la Partita ; savoir jouer Bach, c'est impossible mais rien ne coûte aux lèvres d'essayer le baiser. La simplicité, c'est le plus compliqué. On en fait trop. La simplicité, c'est la sophistication suprême. Je veux y arriver. Je me défie. J'irai jouer, comme nue dépouillée des broderies mélodiques. Moi, et ma flûte. J'aime Syrinx, aussi. Syrinx ; la nymphe fuyant le dieu accaparant. Elle se cache, prisonnière. Gracile, végétale, libre - ainsi la mélodie. Jouer, jouer, jouer. Y a t-il aussi pareille joie que de jouer à plusieurs ? Un réponse à la flûte est une interrogation au saxophone. Une trompette la reprendra sûrement. La complicité de nos notes éclate. Concert d'amitié. Jouer pour qui, pour quoi, nous verrons bien. Ecoute.