21 févr. 2010

Black Hole


Je prends les auspices dans un ciel brouillé, nervuré, grêlé. Un ciel de plâtre aussi figé que nous.
Je me déteste d'oser chercher dans les décombres de l'avenir.
Rien n'existe, rien n'existe, simplement cette mort prématurée. Néant insignifiant. Ou trop signifiant.
Car j'ose griffer tous les mots pour y trouver un sens, ouvrir tous les regards pour y voir ce qu'il n'y a pas.
Je ferais bien d'anéantir chaque parcelle d'espoir. Sale espérance bourbeuse. C'est que ça donnes la joie de vivre, cette idiotie. Ou le bonheur de crever, en ayant quelque chose auquel penser. Ouais, autant apprécier l'entrave. J'ai l'audace d'attendre encore. Velim Nolim.