27 avr. 2010

" On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages. "


Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au dessus de la mer
[...]
Aragon - Les yeux d'Elsa.

25 avr. 2010

May you see.



Des fils de soie cuivrée caressent ses épaules.
Beneath my veins.
Dans ces veines coulent des myriades d'étoiles.


Even scientists say Everything is just light. Everything is just light.




22 avr. 2010

Jail.


Les enjeux et les dangers s'entrecroisent. L'abîme est toujours flamboyant.
Les extrêmes seraient-ils bien plus proches qu'on ne le croit ?
Il suffit d'un rien pour basculer de l'un à l'autre. On s'extirpe des ténèbres aussi facilement qu'on vacille des marches du paradis. C'est simple. Il suffit que l'on vous pousse d'un côté, ou que l'on vous tende la main de l'autre.
Dès lors que vous ne vous appartenez plus tout à fait, dès lors que vous offrez à d'autre un fragment - au moins - de vous, ils peuvent faire votre félicité, autant comme votre enfer. Choisissez bien, choisissez vos anges comme vous choisirez vos fêlures.
Le véritable pari, c'est de savoir s'abandonner tout en restant maître de soi.
Savoir partager son égoïsme.
Alchimie de la différence.
J'aurais pu rire, ivre de mon caprice,
L'aurore en moi pouvait creuser son nid.
Eluard
L'iceberg.

21 avr. 2010

Vapeur d'eau.


Sont-ils ce qu'ils prétendent être. Sont-ils ce qu'ils montrent simplement parce qu'ils le doivent. Sommes nous finalement trop. Je devrais faire feu de mes soupçons au profit d'une ignorance insouciante, mais il est bien trop tard, je ne suis pas neutre, moi, je refuse d'être un rien, négligée et annihilée par le doute et la défiance. Je m'y connais en hypocrites, j'en ai côtoyé visage à visage durant des jours, et le fait est que je n'aurai jamais fini. Mais le jour ou celui qui se prétend ami tourne sa veste, celui-la s'inscrit dans la mémoire et jute, amer sur votre langue qui n'a pour bévue que d'avoir osé parler. Maintenant, elle doit choisir. Parle ou tais-toi ?

19 avr. 2010

Chrome.


Que la vie se substitue aux mots ! A quoi bon tenter d' en extirper aux gestes ou aux sentiments alors qu'ils n'en demandent pas. Je ne plaquerai pas l'implacable, je ne saisirai pas l'insaisissable. De toutes façons, je n'aurais pas assez de pouvoir, je n'ai qu'une pauvre plume, moi.
Maintenant, livrée à l'extase tendre et sauvage d'un double egoisme, je ne ressens pas l'envie de retranscrire tout cela. A quoi bon ? Il est bien mieux de vivre et de garder des images plutôt que des mots, cette fois-ci, qu'importe si elles se brouillent ou se voilent.
Je les aurai vécu ; cela vaut toutes les tentatives de mots au monde.

Le printemps - fruit de l'attente intemporelle. Ver erat aetenum.
Je n'aurai ni l'audace impétueuse de croire à l'immortalité, ni celle de ne pas oser penser à demain. Vivons simplement. Vivons.

17 avr. 2010

Johny be good.


Azur argent.
Jen'aipaspeurjen'aipaspeurjen'aipaspeur. Pas comme l'autre fois. Il y a cent ans. Ou mille.
Ou quelques mois. Oubliés.
Quand je n'avais pas de place, quand je croyais n'avoir pas de place, et que j'ai finis par m'effacer tellement j'avais peur. Je crevais de peur. J'avais si peur que je me suis tuée.
Puis j'ai pleuré dans mon non-être. Je me suis accrochée à la seule flamme impavide que je pouvais toucher sans crainte. J'ai soufflé sur les braises de ma propre peur. Je l'ai éteinte.
C'est moi qui l'ai térassée, puisque je n'avais plus grand chose.
Folle, fière, et trépidante. Embrasée que j'étais.
Alors qu'elle ne revienne pas. Je lutterai de tout mon être.
Je ne m'y brulerai pas.

16 avr. 2010

Cassis-framboise.



Wish you were here __________
Sentez-vous précieux, ne serait-ce qu'un instant.

Hybride.




Champs de coton.
*
La chance ; belle insolente ?
Impavide et avide de liberté, vive et tenue, elle apeurerait presque.
Le train retombe toujours sur ses roues. Le temps n'est pas à la crainte.
C'est en été que fond le soleil.
Avançons doucement, entourés de ces parfums et de ces odeurs nouvelles, et plus fortes que toutes celles jamais connues auparavant. Avançons entre tendresse et prudence - à l'image du printemps.

10 avr. 2010

Contemplations.


Quel est le plus beau du mouvement rapide de l'été ou de l'hiver chez Vivaldi ?
*
*
*
Imaginez que la réalité sublime le songe au lieu du contraire.
Y croiriez-vous ? Y croiriez-vous ?
:)

6 avr. 2010

Par tous les dieux ! Par tous les dieux !


Comment voulez-vous savoir ce que vous allez faire avant que vous ne le fassiez ?
The catcher in the Rye. Salinger .

Like good old days.


Le ciel ? Un azur evanescent, sauvage et tendre. Pour tout vous dire, je me sens sacrément heureuse. J'en aurais braillé. Mais ne m'écoutez pas, mon rire parle de lui-même. Dans tout ses éclats, il vous dira avant même que vous ne lisiez ces mots que j'ai une envie de crier, de crier à m'en décrocher la mâchoire qu'un jour, la vérité triomphera de l'attente. Pas de brisures, je suis libre, libre, libre. J'irais bien crier ma folie, ma désinvolture et mon ivresse. Crier au monde entier que jamais je n'ai été aussi libre qu'aujourd'hui. Mais tout restera secret - comme ce qui n'a pas encore éclot. Le printemps, disait Picasso, c'est la tendresse en puissance.

Chute ou envol.


I'm learning to fly,
But ain't got wings,
Comming down is the hardest thing.

Tom Petty.
Je veux un polaroid ! Je veux un polaroid !

5 avr. 2010

Cherry Blossom.




L'inhumain, dans sa splendeur.
Wither away. Wither away.
Machiavélisme ambiant.
Et si je n'étais qu'un pantin ?


Je vous préviens, je déteste les bouquets. Ne m'offrez jamais de fleurs. J'aurais un regard hypocrite et dégoulinant de pitié. Les fleurs sauvages, je les aime bien, oui, les fleurs qui poussent avec l'audace et la folie dans des champs de rêves, les pâquerettes à dépiauter ou à porter aux lèvres les jours les plus étranges, les roses à sécher lorsqu'elles savent encore piquer, j'aime les fleurs de cerisier qui percent le ciel dans ces jours d'avril, les tâches de couleur exorables et éphémères, les coquelicots et leurs vives flétrissures , les cloches de muguet et tous les parfums exotiques. Mais le bouton enrubané n'est qu'un traumatisme puant. Laissez vos fleurs ou elles sont. Je ne veux pas de vous.

Are you awake ?


Mes talons noirs et blancs piquent les pavés parisiens et des larmes roulent de mes yeux charbonneux à mes joues rosées. Le rouge ardent de lumières artificielles se mêle au bleu tranquille ou au fuchsia lascif des éclats de rire. Les regards sont vertigineux, la ville est d'or et d'ombre, mais que pourrait-on y trouver ? Que pourrait-on y trouver - puisque les plus belles choses sont quelques fois les plus douloureuses. Des silhouettes se fondent les unes les autres sur des rythmes d'ivresse et de fantaisies, mais ces silhouettes, ces silhouettes , ce sont celles de vos cauchemars. Vous ne verrez pas ce qu'est une plaie qui s'ouvre une fois encore, parce que le rire et l'extase vous entourent, que le monde est scintillant et la jeunesse plus brûlante que jamais, Paris est à nos pieds, les rencontres sont foisonnantes, les regards brillants, la nuit badine et légère, et au milieu de ce royaume, quelqu'un saigne, quelqu'un saigne, quelqu'un saigne. Déliquescence.

The catcher in the rye.




Que sera demain ?