19 avr. 2010

Chrome.


Que la vie se substitue aux mots ! A quoi bon tenter d' en extirper aux gestes ou aux sentiments alors qu'ils n'en demandent pas. Je ne plaquerai pas l'implacable, je ne saisirai pas l'insaisissable. De toutes façons, je n'aurais pas assez de pouvoir, je n'ai qu'une pauvre plume, moi.
Maintenant, livrée à l'extase tendre et sauvage d'un double egoisme, je ne ressens pas l'envie de retranscrire tout cela. A quoi bon ? Il est bien mieux de vivre et de garder des images plutôt que des mots, cette fois-ci, qu'importe si elles se brouillent ou se voilent.
Je les aurai vécu ; cela vaut toutes les tentatives de mots au monde.

Le printemps - fruit de l'attente intemporelle. Ver erat aetenum.
Je n'aurai ni l'audace impétueuse de croire à l'immortalité, ni celle de ne pas oser penser à demain. Vivons simplement. Vivons.