Never end.
I went to heaven, - 'Twas a small town, Lit with a ruby, Lathed with down.
24 août 2010
Vert.
Des pianos pour la grâce, des violons pour l'altesse, des flûtes pour la légèreté. Une ritournelle sur la liberté, au fond de la boite. Pandore l'y a laissé. Cloués au sol, nous savons encore rêver, nous savons encore nous émerveiller. C'est un truc d'enfant, mais il en faut du temps pour redevenir gamins. Ils ont toujours les yeux qui brillent, eux. Gardons les, emplis d'un espoir simple, d'un enthousiasme discret, d'une vivacité calme. Il doit rester l'idée de pouvoir s'accomplir. Je ne me blaserai pas.
Se détacher de quelque chose d'aussi matériel ( ?) qu'un blog.
3 août 2010
Coffee Shop.
Comment connaître quelqu'un avec quelques miteux articles, une bonne vieille image du passé et son enveloppe charnelle traînassant nonchalamment devant vous ? Vous savez, cette figure stoïque et froide de la personne sans coeur et sans pitié. C'était un bon ersatz, un moulage de plâtre, une belle arnaque. [..]
23 juil. 2010
Rachmaninov.
" La lune est rouge au brumeux horizon..."
C'est très simple, très pur. Attendre autant de mois, d'années n'était rien comparé à un seul instant.
21 juil. 2010
Voleur de feu.
"La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas."
C'était sans doute l'effet de la solitude. La rencontre était immédiate, intense, comme rectiligne. Il n'y avait aucun trait d'humour pour distraire la trajectoire de l'attention ou attirer le regard sur un détail, un défaut ou la moindre touche glauque. Les pièces sombres et les allées calmes de l'exposition prodiguaient une sorte d'apaisement intérieur, un sentiment entre le repos et la léthargie. Devant les tableaux, les gravures, il n'y avait nuls autres échos que les miens - chose inhabituelle je dois l'avouer. Les présences alentours ne consistaient qu'en un réconfort chaleureux, comme si elles n'eurent été qu'une simple lumière. J'étais seule. Devant les couleurs, les ombres, les formes, aucun voile n'aurait pu me cacher de mes impressions, ce métissage d'émotions spontanées et de trop modestes réflexions.
Qui saurait expliquer quelque chose d'aussi simple qu'être touché ? Je saisissais bien des bribes de ce qui m'atteignait, mais je n'en démêlais rien, et ne souhaitais pas en extirper la moindre explication rationnelle ; elle aurait terni le tout. Dans la plupart des toiles, je retrouvais cette propension explicite à la mélancolie, ces silhouettes passionnées, dévorées, ces femmes aux chevelures rousses - mais est-ce la rousseur ou la chevelure ?-, la poésie ou la folie, la gaieté ou la fougue, et le orange, le violet, le noir, tant de couleurs aussi vives, aussi claires et aussi brouillées qu'une émotion.
"C'est traité de façon enfantine, un enfant crayonnerait ça." murmure un passant. Les commentaires de parisiens bobo me font rire, me ramènent à la réalité.
Munch ; peintre entre la gaieté et les larmes, allons pour cette dénomination.
Cobalt.
"Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement."
– André Breton, Second Manifeste du Surréalisme.
C'est un sentiment nauséeux. Jusqu'aux profondeurs du sommeil, le combat est spasmodique. On se tord de refus, on se crispe de négation, on expulse ce que l'on extrait de ce point névralgique. Je ne veux pas, je refuse. Celà n'a pas lieu d'être, laissez-moi.
La lutte contre soi-même est nauséeuse, oui.
La lutte contre soi-même est nauséeuse, oui.
17 juil. 2010
Volver.
Petites considérations prosaïques spécial blog-déchet.
Je veux trouver des gens passionnés, des gens vrais et enthousiastes.
J'ai entendu trop de rires mesquins et attrapé trop de regards en travers.
Trop de passants fades et hypocrites.Dans des milieux sans reliefs et avec un partage impossible, j'ai du tailler un sens de la critique acéré, une arme de dérision pointue, un regard cruel.
J'aimerais juste n'être plus l'aliénée, la bête étrange là je me retrouverai.
Je veux trouver des gens passionnés, des gens vrais et enthousiastes.
J'ai entendu trop de rires mesquins et attrapé trop de regards en travers.
Trop de passants fades et hypocrites.Dans des milieux sans reliefs et avec un partage impossible, j'ai du tailler un sens de la critique acéré, une arme de dérision pointue, un regard cruel.
J'aimerais juste n'être plus l'aliénée, la bête étrange là je me retrouverai.
12 juil. 2010
Paul Klee.
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9 juil. 2010
La peau de chagrin.
Lorsqu'on boit peu de mots, on se souvient de ceux que l'on a ingurgité. J'ai des souvenirs jaunes, rouges, bleus. Des jets de souvenirs, des esquisses de rien du tout flottant dans la mémoire. A croire que j'ai puisé dans le néant.
On esquisse très bien sur des toiles percées ; l'imagination fait un travail de chef.
On esquisse très bien sur des toiles percées ; l'imagination fait un travail de chef.
J'ai chopé la fièvre de l'intrigue, c'est vrai. Je n'ai pas pu la piétiner. Je suis tombée malade, fiévreuse, rendu folle... J'aimais bien cela. Un sentiment aigu - aussi aigu et impalpable que la beauté.
Mon étrange fascination reste voilée. Sans écrits. Sans voix. Je tiens à continuer, comme un hommage implicite et personnel estompant ma bévue. Estompant mes souvenirs.
6 juil. 2010
Nesnesitelná lehkost bytí .
" Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune.
Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre.
Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein ! "
Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour.
Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch.
Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli. "
Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre.
Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein ! "
Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour.
Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch.
Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli. "
Milan Kundera. L'insoutenable légèreté de l'être.
Eclat.
Mention TB. Maintenant, le post-bac tant attendu !
Je pense à cet étrange réflexe de sècheresse, de dureté. Une manie qui s'est attrapée comme on attrape la fièvre, à force d'entendre rire et chuchoter. D'un soupir à l'autre, s'ouvrir puis se fermer. C'est un souffle. Le flegme succède à la vivacité en un seul éclat, et l'austérité à l'ardeur, le détachement à la douceur. Mes sourcils se fronceront après que mes yeux eussent brillés parce qu'une inquiétude les aura traversé. Mes lèvres se crisperont après avoir souris parce qu'il y aura toujours l'appréhension, l'ennui, la colère. Je ne sais pas, pourquoi cette longue colère tréssée avec deux autres nattes de sérénité et de questions. L'introspection est éternelle. Je suis l'autre, trop sensible. Qu'est-ce qui se voit, maintenant ? Une jeune fille timide sous un glacis de froideur, ou le miroir d'un sourire enthousiaste et passionné ? Je choisis la parcimonie de l'image, par peur du kitsch, du trop, du faux. Ne reste plus qu'à découvrir...
J'aime la photographie, j'aime la photographie. Cet appareil est une perle.
1 juil. 2010
Aniline.
Savoir grandir, faire des choix, écouter.
L'été accroche au ciel des flambeaux oppressants.
Agression estivale, chaleur mordante, yeux rougis.
24 juin 2010
Monet.
Nuits de juin.
Aux goûts de secret, de désirs, de sommeil, de soleil.
Aux senteurs de miel, des peaux, d'été et de parfums.
Aux images qui se fondent dans la pénombre, des éclats lapis-lazuli, de formes gracieuses, des bouts de nuit.
Aux rires, aux sourires, aux chuchotements.
22 juin 2010
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