11 déc. 2009

Jealous.


That is not dead which can eternal lie, yet with strange eons, even death may die.
Lovecraft
Ce n'étais pas une lubie puérile. Un caprice complexé. Les gens ne savent pas.
Dans l'écriture, tout n'est pas fictif. Lorsque l'on souhaite écrire du véridique il n'y a pas de place dans la trame de vos mots pour l'imagination. Dans la forme, oui. Mais pas dans le fond. Il faut le vivre pour l'écrire. Cette fois, j'ai une parole légitime.
Je voudrais parler d'un mal. La pathologies osseuse du vide, la pathologie vertigineuse du trop-plein. C'est selon. Oui, selon les jours, selon les crises, ou selon le néant qui vous conquiert, la vastitude qui vous truande. Je voudrais parler d'un mal lucide, honteux, et vociférant dans les entrailles tant qu'on a pas su le combattre. Et encore, il en restera toujours, de ce mal. Implanté dans les os secs et friables. Accroché sur les dents émaillées par une âcreté flavescente. Et soufflant, bien sûr, sous le crâne de la paranoïa et de l'obsession. Mal du contrôle, de la débandade ! Une étrange histoire.
Je voudrais parler d'un mal en miettes, dérisoire et risible. Dont on sort peut-être un peu plus fort, c'est bien connu, le mal est plus enrchissant qu'une mièvre félicité.
Je peux en parler. Je veux en parler. Je veux raconter.