4 janv. 2010

You learn to go by walking.

J'aurais voulu être brillante. Certains cherchent le bonheur, d'autres l'amour, d'autres la gloire, moi, je voulais le génie, et ma propre médiocrité m'insupporte. Pourquoi est-ce que je ne retiens pas tout ce que je voudrais retenir ? Pourquoi est-ce que j'éxècre tant la lenteur du chemin de l'apprentissage ? Pourquoi est-ce que je suis dénuée de logos ; la raison, logique alors que je sais ressentir ? J'embrasse ma haine de l'échec avec toute la répugnance possible, moi qui voudrais tant l'abattre.
Hélas, hélas, je ne sais rien et plus j'apprendrai, moins je saurai. On se gorge des mots et de leurs concepts, mais à quoi bon, à quoi bon, je suis médiocre, désespérément médiocre et je n'arrive pas à m'élever plus haut que ces infimes parties de connaissance que j'aspire à apprendre. Mon savoir - peut-on parler de savoir ? - n'est fait que de moignons de concepts par ailleurs tellement vastes et tellements ingénueux, que je fais honte au désir d'être cultivée.