22 juin 2010

Gémonies.


Les solstices d’été auront beau se succéder, je les associerai toujours à cette Cantate à trois voix de Claudel.

Chaque année, je sais que  les incantations de Laeta, Fausta et Beata résonneront indubitablement, comme le carillon doré de cette heure qui est entre le printemps et l’été, entre ce soir et demain et leur cantilène me reviendra chaque fois, jusqu’à ce que se taise enfin ma fascination. Mais pourquoi s'éteindrait-elle, après tout ? Comment pourrait-elle ne pas se faire entendre lorsque sonne l' heure seule qui est laissée ? Les trois sœurs chanteront toujours l’amour, l’espoir et le cortège, cette seule nuit ou la joie peut éclater comme le souvenir entêtant d’un été ou d’un autre. Le regret s'est éteint avec l'espoir. 

J’attends cette heure comme le point d'orgue du printemps, mais  l'enchanteuse Cantate m’emporte  sans que je ne la saisisse. Une autre année, peut-être.  Sommeil sans aucun sommeil avant que ne renaisse le soleil. Nuit sans aucune nuit. Le chant s'achève à l'instant même ou il commence, comme un chant de cygne ;  c’est une promesse et un brasier.

La Cantate n'est peut-être qu'un souvenir, un feu follet ou dansent les voix de trois soeurs, et l'amour, l'espoir, la déception. Mais qu'importe, il reste immarcescible, dort une année entière, et se lève chaque été.
Tout passe qui a commencé.

18 juin 2010

Black Bow.





Le silence, cri d'angoisse une fois entendu bien trop fort pour ne plus jamais le craindre.

17 juin 2010

Vanille.

Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?
Egoistement, j'ai parlé de l'homme, et occulté la dimension collective du passé.


"Le rêve est la forme sous laquelle toute créature vivante possède le droit au génie, à ses imaginations bizarres, à ses magnifiques extravagances." - Jean Cocteau

La voie royale de l'inconscient se fait trop imposante.
Elle presse mes nuits et fait crier le passé sans nulle raison.
Que la noirceur de la fascination n'entrave pas la clarté de l'amour,
ou je m'en voudrais éternellement.

16 juin 2010

Végétale.


Premiers pas du Reflex. Immortaliser Juin dans sa vitalité. 

" De tous les hommes de la terre, les aèdes mérient les honneurs et les respects car c'est la Muse aimant la race des chanteurs qui les inspirent."

15 juin 2010

Fusion.


Les Amis - L'Anglais - L'Aquarelle - Beaubourg - Berlin - Les Carnets de voyage - Les Cerises cueillies sur l'arbre- Les Champs de blé - Les concerts - Dessiner dans les marges de cahier - Dormir - Embrasser - Les Epices - La Flûte traversière - Les Framboises - Les Friperies parisiennes - Les Fruits - La peinture Impressioniste - Les Jam improvisés - Le restaurant Japonais - Le Jazz - Les Librairies du quartier latin - Lire - Londres - M. - Les rues de Montmartre - Visiter quelque Musée - Aller à l'Opéra - La Pâtisserie - Paris - La Philosophie - Les Plages de cailloux -  Porter des Robes - Le Rouge - Le Swing - Ecouter TSF en cuisinant - Avoir le Temps - Voyager

Autant de phares dans la nuit.


DIES SINE LINEA.
Ta griffe n'atteint pas et ton poids endurcit plus qu'il ne  fait crouler. Peau blanche n'est pas peau diaphane - revers de fragilité- comme on pourrait l'imaginer; c'est un tissu d'apathie et une pâleur insensible. Tu ne sais et ne saura rien de plus que ce que tu entrevois de froid  dans le prisme déformé d'un quotidien sans teintes. Tu entrevois l'increvable désir de partir ; sache que lui seul est vérité.

13 juin 2010

S W I N G .

L'alangui mois de Juin, entrecoupé d'extase comme
Un peu d'eau dans le vin.

Tendre - Sauvage - Unique - Aérien


11 juin 2010

Fin de partie.

Déliquescence. Je veux une chance.
Je veux que ces efforts portent leurs fruits, et au delà du simple hasard.

2 juin 2010

English garden.

Are you a ghost ?
Are you a ghost ?
Are you a ghost ?



Dans les viscères, il me reste une trace d’acidité et de douceur. Sur les lèvres, quelques vers ; du Baudelaire en perdition. Est-ce le souvenir ou le mystère qui parle ?  Pourquoi ces reliquats étranges, alors que tout s'est tu et pour toujours ? Peut-être y a t-il des mystères qu'il n'est pas essentiel de dénouer. Qu'ils cessent de revenir sous forme de rêves, alors.

28 mai 2010

Rouge.



Cette année a été plus riche que toutes les autres, plus éclectique encore, de joie et de peine, de surprises et d’accomplissements, de choix et de réalisations. Il y a eu des combats comme il y a eu des instants de grâce, chacun seront inoubliables. La joie l’emporte sur l’amertume car j’assume tout, ne regrette rien et emporte sur mon passage la mémoire de ce qui m’a fait défaut, et de ce qui m’a tout simplement fait.

26 mai 2010

Elfique.



Tête nue, sans défense, sans paroi, sans crainte, sans médiation. Être.
,

19 mai 2010

Volcanique.



Je voudrais m'endormir. Je suis si fatiguée, mon corps est silourd, mes membres plombants, mes paupières apesanties. Le monde est gris ce soir. Du plomb lumineux. J'attends la fin et le départ. On étouffe, ici.
Je veux rire du temps, m'affranchir des milles feuilles de papier et de l'encre contrainte, je veux dormir et partir loin avec eux, briser la routine et son carcan de verre, fendre les regards emplis de fausseté et m'en aller, m'en aller.
Je voudrais m'endormir. Je suis si fatiguée, si vieille d'avoir résisté tout l'année. Je dois tenir encore, subsister froide et morne, absente de ce milieux scolaire. Mais je ne suis pas ainsi, ce jeu me plombe. Je dois fuir encore toutes ces préoccupations prosaïques, car pourquoi me toucheraient-elles à l'instant même ou elles s'amenuisent ? Je voudrais dormir, rêver, et repartir alors comme chaque jour.

Wrong people in the right place.


Qu'est-ce qui pousse les gens à raconter rumeurs sur rumeurs, à tendre l'oreilles à d'abjectes commérages, et à répéter ce dont ils ignorent tout ? Qu'est-ce qui les pousse à tirer les fils de vieux ragots et à broder par dessus d'autres histoires plus vicieuses, plus perverses encore pour donner lieu à un canevas de mensonges ? Dites-moi, quelle est cette présomption qui les pousse à se croire omniscient, cet effet de groupe qui les entraîne et les exalte jusqu'à ce qu'ils s'acharnent et en rient ? Grands dieux, ils n'en savent rien, ils n'en savent rien. C'est peut-être le mystère qu'ils ne supportent pas. Ils voient une passante qu'ils ne saisiront jamais, alors ils l'attaquent par des pans de son histoire vu sous le prisme de l'inconnu. Ils crèveront dans leur mesquinerie.

13 mai 2010

Murmure.

Bal des cinq sens. Aucun ne sera négligé.
Un ballet tournoyant, une improvisation sauvage.
A vous de jouer. Une autre fois.

Rouge et Bleu.


Trop fragile, fébrile, gracile, gracieux. S'accrocher à la force, l'éternité, l'enfance et la jeunesse, le temps et la tendresse. Tendre la main, tendre la main, détourner l'oppressante panique et les complexes, chasser l'autre passé et tuer les failles.